31/10/2008

Les premiers à proposer des alternatives au libéralisme

Interview au Dauphiné libéré

B
enoît Hamon, député européen et ancien conseiller de Martine Aubry et Lionel Jospin, arrive ce matin en Isère pour rencontrer des salariés. Il défendra aussi sa motion “Un monde d’avance” devant les militants socialistes en vue du congrès de Reims qui doit aboutir au renouvellement de l’exécutif du PS. Interview.

En quelques mots, qu’est-ce qui caractérise la motion que vous portez ? Et en quoi est-elle, selon vous, meilleure que les autres?

« Notre principal avantage est de ne pas avoir changé de grille d’analyse depuis que la crise financière s’est installée. Ce que nous disons aujourd’hui, nous l’avons toujours dit! Et au risque de paraître insistant, je dirais même que nous avons été les premiers à proposer des alternatives au libéralisme. Un libéralisme dont tout le monde reconnaît aujourd’hui la faillite, alors que ce n’était pas le cas il y a encore quelques mois…
Nous nous n’avons pas attendu ces dernières semaines pour réclamer des renationalisations, la constitution d’un pôle financier public, la mise en place de restrictions au libre-échange… ».

Vous êtes jeune [né en 1967 - ndlr], une grande majorité des militants socialistes qui vous suivent le sont aussi, est-ce un atout?

« Le fait que le premier signataire de la motion soit quadragénaire n’est effectivement pas habituel. Certains diraient même pas naturel. En fait notre motion incarne une véritable rénovation, et pas une rénovation de papier. Mais il n’y a pas de substitution d’une génération à une autre. Notre motion reflète une mixité générationnelle où les nouveaux visages ont réellement leur place, tout autant que les autres. De grands dirigeants socialistes, qui ont notamment travaillé aux côtés de François Mitterrand, défendent notre motion ».

Il y a deux jours Laurent Fabius a souhaité vous voir, dans un second temps, rejoindre la motion défendue par Martine Aubry. Qu’en dites-vous?

« Je suis très heureux qu’il pense à nous, mais nous ne sommes pas là pour jouer les forces d’appoint. Notre motion est la plus légitime pour défendre l’avenir du Parti socialiste. Un parti qui ne doit pas se contenter des vieilles réponses qui, avec la crise financière, sont devenues caduques ».

Vous allez rencontrer ce vendredi des salariés isérois. Au cours de votre tour de France, qu’avez-vous perçu du moral des Français?

« Ils sont en colère et je pense, sans jouer les devins, que cette crise financière va provoquer une crise sociale et politique dans quelques semaines, dans quelques mois. Aux yeux de beaucoup de Français, il existe un décalage énorme entre les efforts condisérables déployés par Nicolas Sarkozy pour éponger les dettes de jeux des banquiers et ceux destinés à sauver les emplois ».

 


30/10/2008

«Le monde change, mais au PS rien ne change»

Député européen socialiste, Benoît Hamon, 41 ans, dont la motion rassemble l’aile gauche du PS, analyse les effets de la crise financière et détaille ses propositions.

Nicolas Sarkozy serait devenu «socialiste», selon le président du Venezuela, Hugo Chavez…

C’est sûrement de l’ironie de la part de Chavez. Aujourd’hui Nicolas Sarkozy mobilise l’argent public et les ressources du politique pour remettre les marchés sur pied. Pas pour en modifier les règles du jeu. Il n’y a rien de socialiste à appeler le retour de la puissance publique d’une main et, de l’autre, à poursuivre la privatisation de la Poste, le démantèlement de l’hôpital public, la suppression des postes de fonctionnaires, et à faire travailler les gens le dimanche. Sarkozy vient sauver celles et ceux à qui il doit sa carrière politique. C’est l’exemple le plus emblématique d’une socialisation des pertes. On efface la dette de jeu des banquiers en les laissant spéculer comme avant, en toute impunité et sans contrepartie.

Que feriez-vous si vous étiez au pouvoir ?

Dans l’immédiat, la France a besoin d’un bouclier social pour amortir les effets de la crise financière. Il faut s’attendre en 2009 à une vague sans précédent de délocalisations, de plans sociaux, un coup supplémentaire porté au pouvoir d’achat des familles, et à une dégradation des conditions de travail des salariés, soumis au chantage à l’emploi.

Que proposez-vous alors ?

Il faut un moratoire sur les délocalisations, un prolongement de l’indemnisation des chômeurs en fin de droit, l’interdiction des licenciements boursiers, une baisse exceptionnelle de la TVA sur les produits de première nécessité, la mise en œuvre d’un bouclier logement fixant à 20 % maximum la part du loyer dans les revenus d’un ménage. Et un programme «emploi jeune numéro 2» axé sur les services aux personnes…

Quel financement envisagez-vous pour ce bouclier social» ?

L’urgence commande de supprimer le «paquet fiscal» de 14 milliards d’euros. Et puisque tout le monde s’accorde sur l’absurdité du pacte de stabilité et de croissance - on vient de mettre 10,5 milliards d’euros pour recapitaliser six banques françaises sans contrepartie - il me paraît logique qu’on poursuive l’effort de solidarité à l’égard de Français frappés de plein fouet par la crise. Notamment en revalorisant les minima sociaux, en supprimant les niches fiscales, en taxant les stock-options et en augmentant le rendement de l’impôt sur la fortune.

Au PS, tout le monde sort le drapeau rouge. En quoi votre motion se distingue-t-elle ?

Notre motion est différente car elle n’a pas eu besoin de changer radicalement de grille d’analyse et de solution ! Aujourd’hui les leaders des trois motions issues de la direction sortante tiennent parfois des discours très éloignés de leurs actes et de leurs carrières passées, mais aussi des textes qu’ils écrivaient il y a quatre semaines. Le problème n’est pas tant de faire de la surenchère dans la description du chaos. Mais de dire clairement comment les socialistes se mobiliseront, dans les mois et les années qui viennent, pour être utiles aux Français, dans les collectivités locales que nous dirigeons et au Parlement, afin d’en finir avec cette opposition timide complexée et désolante.

Ségolène Royal braconne-t-elle sur vos terres ?

Elle vient de reprendre notre proposition d’un pôle financier public capable de soutenir l’investissement à long terme des entreprises. Tant mieux. La compétition pour savoir lequel d’entre eux sera plus à gauche que son voisin les amène à en faire un peu trop. J’espère seulement que cette grande transhumance politique ne se terminera pas, après le congrès, par un grand retour aux canons libéraux d’hier. Nous revendiquons un nouveau réalisme économique de gauche. Je pense à la nécessité de poser des restrictions européennes au libre-échange et à parvenir à une nouvelle répartition de la richesse entre le capital et le travail.

Le climat est au retour d’une gauche de gauche. Pensez-vous en bénéficier ?

On a gagné une bataille essentielle, celle de la crédibilité. Qui est aujourd’hui crédible pour rassembler tous les socialistes, préparer l’union indispensable de la gauche dans les trois prochaines années ? Ceux qui sont associés historiquement et idéologiquement aux quinze dernières années de dérive d’un socialisme français marqué par la conversion à des formes plus ou moins tempérées de libéralisme économique ? Ou ceux qui n’ont jamais cru que la modernité c’était embrasser les solutions économiques de la droite ?

Votre discours accroche-t-il chez les militants ?

Incontestablement et un peu partout. J’ai conscience que dans certaines grandes fédérations, le succès de salle risque de ne pas se traduire dans les urnes. Le moment est trop grave et trop sérieux pour qu’au PS on rejoue une scène maintes et maintes fois répétée. Tout change. Le monde, l’Europe, la France changent. Mais au PS rien ne change. On reprend l’orientation, la direction d’hier, et on cherche à faire croire que cela suffit à relancer un parti qui vient de perdre trois élections présidentielles successives.

Êtes-vous une caution de gauche pour le PS ?

Le choix par les responsables politiques et les élus qui m’entourent de valoriser un homme de 40 ans pour incarner la mixité n’était ni naturel ni évident. La preuve c’est que les autres ne le font pas. Quel est le candidat vers lequel convergent toutes les analyses sur le fond ? Aujourd’hui mon projet divise ou rassemble ? J’ai plutôt l’impression qu’il rassemble. Moi je n’ai jamais changé d’idée. Quand j’ai adhéré au PS à Brest, les ouvriers de l’arsenal étaient rocardiens, cathos de gauche et radicaux. Ce sont les autres qui se sont déportés sur la droite et maintenant reviennent à gauche. La solution pour le PS c’est un leadership renouvelé au service d’une orientation renouvelée.

Vous ne serez pas majoritaire, alors vers qui vous tournerez-vous ?

Aucune motion ne sera majoritaire seule. Je ne suis pas dupe de ceux qui annoncent des rapprochements pour nous siphonner des voix. Il y a aussi de fortes pressions pour un rapprochement entre Aubry et Delanoë. Que certains fassent 10 000 voix de plus dans une grande fédération ne me convaincra pas de me retirer. Ma candidature n’a pas pour vocation d’amuser la galerie, mais de rassembler dès le lendemain du 6 novembre. Ça va être difficile, mais rappelez-vous Mitterrand à Epinay : il avait fait 12 % !

28/10/2008

Sarkozy ne l’emportera pas au paradis (fiscal)


Marianne2.fr : Alors que les Etats recapitalisent les banques par dizaines de milliards d’euros, beaucoup soulignent l’évasion fiscale qui prive chaque année les Etats d’importantes ressources. Selon la Commission, la fuite serait de 200 à 250 milliards d’euros soit 2 à 2,5% du PIB européen et deux fois le budget de l’Europe. Pensez-vous que l’Union européenne puisse légiférer sur les paradis fiscaux ?
Benoît Hamon : Le problème du cadre européen dans ce domaine c’est l’unanimité nécessaire au Conseil et la multiplicité des situations fiscales. Entre l’impôt sur les sociétés à 0% (Irlande), le secret bancaire (Luxembourg, Belgique…) et les autres cadres juridiques nationaux, les intérêts sont très divergents sur la question. La crise financière peut accélérer la prise de conscience, car les sommes qui sont détournées lèsent directement les citoyens européens et les privent d’investissements publics importants.

Le problème, c’est que beaucoup de pays appuient très fort sur le frein : le refus prévisible du Luxembourg de participer à la réunion de Paris sur les paradis fiscaux est très révélatrice des divergences d’intérêts. Par ailleurs, le rapport que je vais rendre n’a qu’une valeur consultative et j’espère que la crise aidera à le populariser. Au sein de la Commission des Affaires économiques et monétaires, je suis représentant d’un groupe minoritaire. Ce sont les libéraux et les conservateurs qui dominent. Quand des amendements avaient été présenté pour la directive épargne, ils avaient d’abord été acceptés en commission puis rejetés sous la pression des conservateurs qui les avaient d’abord soutenus. Parmi eux, il y avait un certain nombre d’eurodéputés conservateurs allemands issus de la mouvance de Merkel qui critiquaient, quelques jours avant le vote, le scandale des paradis fiscaux !

Quelles mesures prises au niveau européen peuvent permettre de lutter contre la fraude fiscale ?
L’une des principales faiblesses de la directive sur la fiscalité de l’épargne adoptée en 2003, c’est qu’elle ne frappe que les particuliers. La première chose à faire serait d’élargir le contrôle aux personnes morales, fondations et autres formes juridiques qui sont autant de faux nez grâce auxquels les entreprises et les personnes fortunées organisent leur fuite fiscale. Il faudra aussi régler la question de la « fraude carrousel » (par laquelle les entreprises se font facturer dans les pays les moins taxés en faisant peser la TVA sur le client ou le fournisseur) en mettant en place un dispositif d’harmonisation de cette taxe.

Sur le secret bancaire, une mesure est déjà entrée en vigueur : les pays concernés (notamment la Belgique) opèrent un prélèvement à la source de 20% en échange de la confidentialité des données. Je pense qu’il faut le remettre en cause complètement et mettre fin au secret bancaire dans l’UE. Cet été, les Etats-Unis ont obtenu de la banque suisse UBS des informations sur certains citoyens américains fortunés qui utilisaient ses services pour des opérations off shore : cela montre qu’on peut bel et bien remettre en cause la fraude fiscale.

Que pensez-vous des ambitions de la présidence française de l’Union européenne sur la question de la fraude fiscale ?
L’interview d’Eric Woerth dans l’édition de La Tribune du 20 octobre était très peu ambitieuse. Tout l’enjeu, c’est le secret bancaire. Or juridiquement le Parlement n’a pas de rôle décisionnel, c’est le Conseil qui peut faire quelque chose. Nous entrons dans les derniers mois où Nicolas Sarkozy préside cette institution et la crise rend ce sujet très sensible : je mesurerai l’efficacité de la présidence française de l’Union européenne à sa capacité à légiférer sur les paradis fiscaux.

Interview à Marianne2.fr

22/10/2008

Discours AG Fédérale 15 Octobre 2008

ELU_CHEMIN_83_1206115565.jpgJe suis le benjamin de cette tribune, il s’agit peut être déjà d’une forme de renouvellement. Je suis heureux, camarades de la fédération de l’Hérault, camarade Président du conseil régional, camarade président du conseil général, camarade premier secrétaire, et camarades tout court. Je n’ai pas peur de ce mot.

J’ai le plaisir de m’exprimer devant vous pour ce débat d’idées à l’aube de ce que l’on pourrait considérer comme un congrès crucial, où les électeurs de gauche et au-delà, attendent de la plus grande formation politique française de part son histoire, de part sa taille, de part son énergie, des réponses à ce qui ressemble bien être la fin d’un empire, en tout cas une crise majeure, l’une des plus graves que nous connaissons depuis très longtemps. En effet, les « bourses yoyo » n’annoncent pas de bons augures pour les prochaines vacances de Noël mais beaucoup d’inquiétudes pour tous ceux qui avaient des projets pour eux ou leurs enfants. Alors ce congrès doit être digne de l’histoire des socialistes, loin des anathèmes et des postures qui nous sont parfois si familières.

Je représente ici une motion dont le titre est « Un Monde d’Avance » dont le premier signataire national, Benoit HAMON ,41 ans, qui a priori, n’est pas un présidentiable puisque c’est un élément du débat mais qui a fait acte de candidature pour diriger notre parti. Alors c’est peut être l’occasion de donner acte au renouvellement, face à une direction qui parfois nous militants nous insupporte, notamment quand soutient, celui qui est un ennemi, pour les gens que nous défendons, en l’occurrence Nicolas Sarkozy.

Benoit se présente aujourd’hui avec la volonté de remettre les militants au centre du parti, à travers l’organisation de conventions thématiques.

Nous devons avoir pour objectif de mettre fin l’anachronisme les divisions de la gauche nées en 1920, et essayer d’offrir au peuple de gauche et au-delà une grande formation politique capable d’offrir l’alternance. Alors c’est vrai ni le sexe, ni l’âge ne font un bon candidat car ce qui prime chez les socialistes, c’est l’orientation et pas les hommes. Ce sont bien les idées qui nous ont portées jusqu’ici et qui doivent continuer à nous porter.

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Vous pouvez également écouter un extrait de l'intervention
podcast

 

16/10/2008

Hamon se dit "le plus crédible" au PS face à la crise financière

Benoît Hamon, candidat à la succession de François Hollande à la tête du PS, a affirmé mercredi que lui et ses amis présentaient, parmi les socialistes, "les réponses les plus crédibles" à la crise financière actuelle, qu’il a identifiée comme "une crise du capitalisme". "C’est la constance de notre message qui nous caractérise. Nous formulons les réponses les plus crédibles, parce que nous avons anticipé la crise (...) Nous avons une crédibilité que d’autres n’ont pas", a affirmé à la presse le leader de l’aile gauche du PS.

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15/10/2008

Un Monde d'Avance 34, le tract

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Pour distribuer dans vos sections, pour après une présentation de motion, pour faire diffuser sur internet et les listes de diffusion, n'hésitez pas, il est fait pour ça.

 

 

Benoit Hamon sera bientôt Montpellier pour un meeting, bientôt plus d'infos..

 

et n'oubliez pas, signez et faites signer la motion en ligne.

 

 

 

Les millions d’électeurs de gauche attendent le PS, camarades socialistes soyons dignes

Votons sur les idées

que la gauche doit porter haut et fort face au pouvoir réactionnaire de Nicolas SARKOZY

 

 

 

 

 

Voici les nôtres  (en résumé bien sûr) :

 

 

POUR UN REALISME DE GAUCHE :

 

Changer le cours de la construction européenne, sortir du libre échange généralisé

Instaurer un tarif extérieur commun pour raisons écologique et sociale dans les secteurs stratégiques quand nécessaire

En mettant fin à l’indépendance de la Banque Centrale Européenne

En donnant un pouvoir accru au parlement européen (les seuls élus de l’UE)

Justice sociale : Redistribuer les richesses, défendre le pouvoir d’achat

Augmenter les salaires en défendant les revenus du travail au détriment des revenus du capital largement favorisés depuis 20 ans

Instaurer un moratoire sur les loyers

Défendre la réduction du temps de travail et les services publics

Affirmer le retour de la puissance publique,

Pôle public financier pour créer un fond souverain public

Approfondir la progressivité de l’impôt (réforme de l’impôt sur les sociétés en soutien au PME, mettre fin au bouclier fiscal…)

Pour une VIe République « plus parlementaire et plus démocratique »

Contre le cumul des mandats, pour un statut de l’élu

Défendre le principe de la Laïcité Républicaine

Affirmer l’indépendance des médias

Aller vers une société d’émancipation plutôt qu’une société d’ordre,

Pour politique pénale progressiste : Abolition des peines planchers et de la rétention de sûreté

Pour le retour de la police de proximité

Développer les politiques publiques en matière d’éducation, de recherche et de culture

Définir une politique étrangère progressiste :

Pour un retrait des troupes Afghanistan

Refuser la réintégration de la France au commandement militaire de l’OTAN

 

Télécharger le tract Un Monde D'Avance 34

 

14/10/2008

Benoît Hamon dans Sud-Ouest: “Nous devons renverser la table”

a9c6ba0e33.jpgDans un contexte de crise du capitalisme, peut-on envisager un Benoît Hamon comme premier secrétaire du PS ?

Benoît Hamon. D’abord, je ne me réjouis pas de l’existence de cette crise, qui va avoir à court terme des conséquences sociales considérables : délocalisations, licenciements, chantage à la perte d’emploi ou à la baisse de salaire dans certaines entreprises, etc. Mais il est vrai que la crise actuelle vient valider ce que nous répétons depuis plusieurs mois. À savoir que nous arrivons à l’épuisement du système néolibéral et qu’il ne s’agit pas seulement d’un accident. (Lire la suite)

 

12/10/2008

Nous ne sommes pas d'accord avec Nicolas Sarkozy

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La crise financière actuelle et ses conséquences sociales dramatiques sont aujourd’hui au centre du débat politique. Ce matin même, elles faisaient l’objet d’un séminaire de travail du bureau national du PS, auquel je participais.

Le contenu des échanges ainsi que l’essentiel des interventions des économistes audités ce jour ont pour la plupart convergé vers les mêmes principes et les mêmes préconisations.

Plusieurs d’entre elles sont en rupture nette la ligne actuelle du PS :

- Mise en œuvre d’une supervision européenne, séparation des activités de banque de crédit et de banque de marché et restriction à la libre circulation généralisée des capitaux.
- Renforcement du rôle de l’Etat et de la place de la puissance publique dans le secteur bancaire notamment par la recapitalisation donc la nationalisation d’une part du secteur bancaire et la création d’un pôle financier public.
- Dénonciation du pacte de stabilité et de croissance.

La réunion du bureau national a aussi permis de dénoncer sur la nature d’un modèle capitaliste qui se caractérise par une compression générale des revenus salariaux induite par les effets dépressifs venant de la concurrence des producteurs à bas coûts, et une trappe à spéculation induite par la finance déréglementée qui capture les profits et les éloigne de l’investissement productif.

J’ai proposé depuis plusieurs semaines :

- La création d’un pôle financier public par la nationalisation partielle du secteur bancaire.
- La suspension du pacte de stabilité pour permettre la relance de l’économie européenne.
- La baisse des taux directeurs de la BCE pour réinjecter des liquidités dans un marché financier marqué par l’effondrement du marché interbancaire à court terme
- La mise en place de restrictions européennes au libre-échange pour stopper la dépression salariale et protéger l’environnement.

Il ne faudrait pas que l’actualité du congrès socialiste empêche la direction du PS de faire siennes ces solutions sous prétexte qu’elles ont été formulées plus tôt par une motion en particulier, celle que je défends. J’appelle donc les socialistes à se réunir autour de ces réponses fortes et à rejeter les orientations désordonnées, injustes et inefficaces de Nicolas Sarkozy.

Benoit HAMON

10/10/2008

Assemblée Générale « Un Monde d’Avance » Hérault Motion C du Congrès du Parti Socialiste

 

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Mercredi 8 octobre, près de 80 militants socialistes se sont rassemblés pour l’Assemblée Générale de la Motion C, représentée nationalement par Benoît Hamon.

L’assemblée s’est largement accordée afin que Michaël Delafosse soit le mandataire départemental désigné de la Motion pour le Congrès de Reims. Les représentants des contributions réunies dans la motion ont montré l’exemple en incarnant l’unité de toute la gauche d’un Parti Socialiste diminué de ses querelles intestines.

Loin de s’attacher aux batailles locales qui parfois nous mine, les militants ont placé le débat sur les enjeux nationaux qui nous obligent à être à la hauteur, individuellement et collectivement, afin de peser sur l’orientation du Parti Socialiste.

logo_jpg.jpgL’assemblée a ensuite discuté autour d’une proposition de tract qui sera, d’ici peu, mis à disposition de tous les militants qui iront présenter la motion dans les sections héraultaises. Le tract reprend de manière claire et percutante les principaux points de la motion C.

L’assemblée a enfin fait le point sur les dates de réunions des sections. L’objectif est que 2 militants se déplacent à chacune d’entre elles pour présenter la motion en laissant à leur sortie le tract pour inciter les gens à lire la motion de manière globale, et la signer pour soutenir notre action.

De cette assemblée, ce que l’on retiendra, c’est l’unité qui a régné. Unité des militants provenant de différentes sensibilités, qui se complètent dans leurs échanges, faisant table rase des animosités passées qui ne sont pas à la hauteur de nos ambitions. Une unité qui prouve que notre place dans le Parti n’a pas vocation à rester minoritaire.

Bon courage à tous,

Amitiés socialistes.

 

09/10/2008

Signer la motion un monde d'avance

Regardons les choses en face.

Le monde change, le vent souffle et il peut nous porter loin. Mais, pour cela, nous devons enfin reprendre l’initiative et ne plus subir. Ne plus subir la droite, son discours et son agenda. Ne plus subir l’air du temps, la dictature de l’opinion et des médias. Ne plus subir les évolutions imposées par nos adversaires comme une fatalité insurmontable. Ne plus subir le temps comme un agent érosif de nos valeurs.

Le vent souffle. Il nous portera loin si nous orientons les voiles dans le bon sens…

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